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Artistes


ROMAIN BERMOND - Bio de l'artiste


• Agent de l'artiste

« Cela me fait penser à ces jeux que je faisais quand j’étais enfant où il s’agissait de rejoindre d’un seul trait plusieurs points numérotés sur une feuille. Voilà ce qui émerge du dessin, des points suspendus dans le vide, gardiens énigmatiques d’une sous lecture de l’image. » Romain Bermond

 

 

L’imaginaire de Romain Bermond s’enroule et grimpe autour du trait qui trace la marge entre les genres. Quelque chose d’indéfini entre l’hésitation et l’œuvre, entre le dessin et la fresque, entre la spontanéité et le « cadré ». On pense à un enfant qui dessine des « choses » d’adulte. Ou, peut-être, un adulte dans un monde infantile, un monde fantaisiste et réprimandé, un monde sans âge où tout se côtoie comme dans une chambre d’enfant : une chambre en bordel.

 

Antoine Fantin pour Cherry Gallery


Vit et travaille à Paris.


Sans titre - mine de plomb, feutre, gouache, crayon et collage sur papier - 24x32 - 2008
Travail présenté à CHIC Dessin 2010



Toiles et Dessins















Traits de vies

C’est dans un environnement vraisemblablement hostile et bruyant rappelant celui de la ville que s’agitent, en positif (fond blanc) ou en négatif (fond noir), des formes aux contours esquissés et troubles. Le trait, dont l’omniprésence laisse deviner une pratique antérieure centrée sur le dessin, fait le lien entre des formes évoquant autant de micro-organismes. Ces paysages cellulaires suggèrent à leur tour une vue d’ensemble distanciée de silhouettes, corps et âmes: une constellation humaine qu’entraîne parfois une ronde bigarrée.
Dans une profusion chaotique, chaque être tente de suivre sa ligne de vie. Rares sont ceux qui, isolés dans leur bulle, résistent au carcan social et imposent leur individualité. A moins que, mis à l’écart, ils ne subissent les revers de la société et souffrent de la solitude ?

Au sein de l’espace de la toile, des zones vierges subsistent. Monochromes, ces terres inconnues où règnent encore le vide et le silence feront peut-être l’objet de nouvelles explorations à venir…
La série de toiles à l’encre de Chine et mine de plomb, dont l’épure tout en contrastes vient s’opposer aux pulsions colorées des œuvres plus haut évoquées, exploite ce thème de l’exploration. La surface blanche, criblée de scories noires à l’aspect fantomatique, s’apparente à quelque désert glacé, un manteau neigeux immaculé bientôt marqué par les pas lourds d’une mystérieuse procession: l’exode de quelque tribu, une transhumance humaine floue, impossible à identifier.
Les corps, perdus dans l’immensité du paysage, semblent lentement progresser, à rebours de vents contraires, vers un(e) destin(ation) inconnu(e). Quelques figures éparses, des petits groupes, parfois des foules entières, à perte de vue, creusent des sillons de vie dans la matière qui réfléchit leurs ombres.

L’infiniment petit est à nouveau convoqué ici. Les taches, possibles corps, se muent en chromosomes dont les volutes rappellent la double hélice de l’ADN: la combinaison secrète de chaque vie, chaque être.
La dimension organique se révèle omniprésente dans l’œuvre de Romain Bermond. Notamment à travers l’usage de l’aquarelle, les transparences laissent entrevoir l’intérieur des corps, la face cachée de l’homme. C’est dans les tréfonds invisibles et insondables de l’être, au plus près de la vie, que l’œuvre de Romain Bermond nous entraîne. C’est bien d’une exploration dont il s’agit ici, mais d’une exploration intérieure, intime, d’un voyage au plus profond de soi, dans les méandres du corps et de l’âme…

Il serait réducteur de qualifier de peinture, et plus encore, de peinture figurative, ou abstraite, ce travail marqué par la diversité des techniques utilisées (pastel, mine de plomb, gouache, fumée, collage, feutre, bombe, craie, …) et par la variété des textures et des couleurs, souvant vives, voire fluorescentes. Par delà les apparences d’une gestuelle enfantine et d’une abstraction des formes interpellant l’imaginaire du regardeur, les figures humaines, qui incarnent un microscosme en mouvement et en mutation, imposent leur présence et leur existence, envers et contre tout.

Anne-Lou Vicente, Critique d'Art



 
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